La Voix au Chapitre

Francophones de tous les pays, lisez-nous !

La francophonie est une réalité culturelle et linguistique mais qu’en est-il de la francophonie économique ? Une langue en partage est un atout indéniable, facilitant les échanges économiques. Grâce à des locuteurs présents sur tous les continents, la francophonie économique possède tous les critères pour devenir une aire géoéconomique de poids dans les années à venir.

 

 

 

Une solide base économique

Souvent évoquée, rarement concrétisée, la francophonie économique est une réalité qu’il convient encore de développer. « La Francophonie économique est une réalité vivante, portée chaque jour par les entreprises, les entrepreneurs et les populations francophones », explique l’édition 2026, du rapport de La langue française dans le monde, sous la plume de Florence Brillouin, directrice de la francophonie économique et numérique (DFEN) à l’OIF.

Les chefs d’entreprises et entrepreneurs de la francophonie peuvent compter sur un réseau de « 90 États et gouvernements membres répartis sur les cinq continents », avec une « population de 1,2 milliard de personnes, soit 17,5 % de la population mondiale. Il génère 16,5 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, 20 % du commerce mondial de marchandises et 14 % des réserves mondiales de ressources minières et énergétiques, dont certains minerais critiques pour la transition énergétique ». Il n’y a plus de doute concernant la pertinence et la portée de la francophonie économique, qui demande encore à être concrétisée.

 

 

Des avancées concrètes

Outre l’aspect culturel et linguistique, la francophonie est un vecteur de développement économique, prouvé par plusieurs études. « Des études empiriques démontrent que l’appartenance d’un pays à cet espace stimule les échanges commerciaux avec d’autres pays membres de 17 % en moyenne et accroît le PIB par habitant de 6 % en moyenne », rapporte Florence Brillouin.

Au fil des sommets – Kinshasa 2012, Dakar 2014, Niamey 2020 – la francophonie économique prend forme grâce à l’impulsion de l’OIF. Concrètement, depuis de nombreuses années, de nombreux échanges commerciaux ont été tissés entre les entreprises, en plus des rencontres institutionnelles.

« Troisième langue de l’économie et des affaires », selon Mohamed Embarki, responsable de l’Observatoire de la langue française, il s’agit « […] de faire du français non plus un simple héritage, mais un outil d’accès à la connaissance, à l’emploi, à l’innovation et à l’épanouissement individuel et collectif », conclut-il.