Pour cette 36e édition du célèbre et renommé festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo, le Liban était mis à l’honneur. Une reconnaissance de cette amitié qui relient la France et le Liban, deux pays tournés vers la mer, d’où l’on entend encore des échos de la langue de Molière.
Amitié franco-libanaise
Ce choix traduit une volonté de mettre en lumière la francophonie et l’amitié avec la france. « Entre le Liban et la France, les mots ont toujours circulé, au fil d’une histoire faite d’échanges et d’amitié. Le Liban est un pays où les langues coexistent, où les récits s’écrivent à plusieurs voix, dans une mémoire en constante recomposition. Dans le contexte difficile qu’il traverse aujourd’hui, il ne se comprend pas uniquement à travers les épreuves, mais dans le mouvement par lequel il continue de créer et de se réinventer », explique Ghassan Salamé, ministre de la Culture du Liban. « À Saint‐Malo, cette présence s’inscrit naturellement dans ce dialogue, qui ne se limite pas à la célébration des œuvres, mais engage une manière commune de penser, de lire et d’interroger le monde, à un moment où cela est plus nécessaire que jamais. »

La mer en toile de fond
Jean-Michel Le Boulanger, président de l’association Etonnants Voyageurs abonde dans ce sens : « Cela fait longtemps que nous pensions inviter le Liban, petit pays au carrefour des cultures, des religions et des peuples, où tant d’écrivains, d’artistes et de poètes, où tant d’œuvres sont nées. Le Liban illustre cette phrase d’Hannah Arendt : « tous les chagrins sont supportables si on en fait un récit ». C’est l’histoire de l’humanité et c’est l’histoire des imaginaires », explique-t-il.
Et d’ajouter : « C’est aussi l’histoire du Liban, l’histoire universelle du Liban. Dès l’été 2025, contact avait été pris avec ses représentants, par l’intermédiaire d’un ami du festival Étonnants Voyageurs, Jean‐Yves Le Drian. Nous n’imaginions pas, alors, les drames récents et cette nouvelle guerre déchirant le pays ». Il appelle à se rappeler l’importance d’un Liban résilient, symbole d’espoir. «Un Liban éternel. »
Adossé au mont Liban, le pays du cèdre est un pays largement tourné vers la mer, cette 36e édition qui s’est déroulée à Saint-Malo n’est donc pas un hasard mais un signe que la mer est bien le trait d’union de la francophonie.

