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Élections au Québec : une victoire indépendantiste ?

Le Parti Québécois signe un retour en force. En tête des élections provinciales qui se tenaient ce lundi 5 octobre, le Parti Québécois est pourtant minoritaire avec environ 28% des suffrages. La coalition précédente – Coalition avenir Québec, CAQ – est balayée par les électeurs, à l’instar de Madame Christine Fréchette, Premier ministre sortante, elle-même défaite sur son propre terrain à Trois-Rivières.

 

 

Victoire du Parti Québécois et de Paul Saint-Pierre Plamondon

 

« Paul Saint-Pierre-Plamondon est devenu ce soir le 33e Premier ministre du Québec et il entre à l’Assemblée Nationale avec un parti minoritaire ; soit avec 59 députés : il en fallait 64 pour obtenir la majorité », explique Gilbert Lévesque, correspondant de l’association Francophonie force oblige (FFO) pour le Québec et l’Amérique du Nord. « Le Parti Québécois récolte donc près de 30% des votes, les soixante-dix autres étant répartis entre les partis politiques en lice, soit le parti Libéral qui reprend sa place notoire à l’Assemblée, 40 sièges ; un parti conservateur qui fit élire 19 députés ; Québec Solidaire a réussi à [approcher une dizaine d’élus] ; et la CAQ – parti politique au pouvoir, sortant – ne fit élire aucun candidat. »

 

Il faut aussi noter l’éviction du Premier ministre sortant, Madame Christine Fréchette, qui « se fit battre en son fief de Trois-Rivières », souligne Gilbert Lévesque. De leur côté, les jeunes indépendantistes saluent le nouveau Premier ministre : « en ce lendemain d’élection, les OUI Québec félicitent le Parti Québécois pour sa victoire, ainsi que Paul St-Pierre Plamondon, Premier ministre désigné du Québec. »

 

 

 

 

Vers une coalition des indépendantistes ?

 

L’entrée de 9 députés Québec solidaire permet aux indépendantistes de faire une démonstration de force, « […] portant une majorité de députés indépendantistes à l’Assemblée nationale », expliquent les OUI Québec, dans une annonce sur les réseaux sociaux.

 

« Nous offrons la collaboration des OUI Québec pour contribuer à bâtir un projet de pays qui rassemblera le plus largement possible la population et la société civile québécoise. Avec l’élection historique d’une majorité d’indépendantistes à l’Assemblée Nationale, une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour tous ceux et celles qui rêvent d’un nouveau grand projet collectif pour le Québec », lance Camille Goyette-Gingras, présidente des OUI Québec. « Dans les prochains jours, les OUI Québec dévoileront les détails d’une campagne de mobilisation visant à multiplier les conversations avec les Québécois et les Québécoises dans le but de construire ensemble un projet de pays qui corresponde à leurs aspirations. »

 

 

La francophonie à l’honneur

 

« J’apprends avec bonheur que l’une des premières manifestations internationales à laquelle devra participer Monsieur Plamondon est nul autre que le Sommet international de la Francophonie », partage Gilbert Lévesque. Le sommet se tiendra en effet les 15 et 16 novembre à Phnom Penh. « Comme départ et comme fusée d’allumage, c’est ce dont on ne peut mieux rêver. En souhaitant que Monsieur Plamondon rappelle au Sieur Macron qu’AU PAYS DE QUÉBEC, on parle encore français, parce que selon le visionnaire Louis Hémon : « Au pays de Québec, rien ne doit mourir et rien ne doit changer » (Circa 1912) ». Le message est lancé.

 

« Je veux vous partager l’immense sentiment de fierté qui m’habite. Les mots me manquent pour vous dire à quel point, ce soir, je suis fier d’être Québécois », a indiqué Paul Saint-Pierre-Plamondon, sur son compte X, à l’issue de sa victoire.

 

Malgré les divergences d’opinions, sur les questions sociétales notamment, les indépendantistes québécois de tous bords ont intérêt à travailler ensemble, avec la culture et l’identité francophone comme cheval de bataille. Y parviendront-ils ? Affaire à suivre !